Improvisation, musique ancienne, création contemporaine, musique de chambre et grands concertos, la violoniste Elsa Moatti explore de nombreux univers.

Formée au CNSMDP par Stéphanie-Marie Degand en violon moderne et baroque, et par Alexandros Markéas et Vincent Lê Quang en improvisation, elle étudie également à l’Académie Sibélius avec la violoniste Réka Szilvay. En France et à l’étranger, les artistes et ensembles avec lesquelles elle partage l’aventure de la scène viennent d’horizons aussi riches que multiples.

En baroque, on peut l’entendre avec l’ensemble La Diane Française dirigé par Stéphanie-Marie Degand, Les Talens Lyriques dirigés par Christophe Rousset, la claveciniste Blandine Rannou et le chanteur-metteur en scène Arnaud Marzorati dans des productions du CMBV. Au sein de l’Ensemble Intercontemporain, l’IRCAM, le quatuor de ciné-concert Medvedkine, le quatuor Eléanora avec le saxophoniste de jazz Vincent Lê Quang, la compagnie de théâtre musical Voque de Jacques Rebotier et l’ensemble La Croche-et-le-marteau, elle participe au monde de la création et de l’improvisation. Avec la comédienne Emmanuelle Cordoliani, elle cultive un duo narratif et musical, où communiquent de bouleversantes oeuvres du répertoire littéraire et violonistique. De plus, elle rejoint Le Concert Idéal dirigé par Marianne Piketty à travers le spectacle Vivaldi-Piazzolla, produit entre autres au festival d’Avignon.

En tant que soliste, elle est invitée à jouer le concerto en mi mineur de Mendelssohn et le concerto en ré majeur de Beethoven sous la baguette de Gaël Péron, le concerto en sol majeur de Mozart sous la baguette de Régis Pasquier, et se produit avec l’orchestre PSL sous la baguette de Johan Farjot en Europe, en Chine et en Israël. Avec la pianiste Célia Oneto-
Bensaïd avec qui elle est lauréate de l’Académie Ravel en 2016, elle joue le répertoire des grandes sonates dans des festivals tels que Les Moments Musicaux de Chalosse et L’Estival de la Bâtie. Elle fonde en 2018 le Trio Hémisphères avec l’accordéoniste Théo Ould et le contrebassiste Pierre-Antoine Despatures, formation abordant le répertoire savant d’origine populaire d’Europe centrale à l’Amérique latine.

Diplômée du CNSMDP en violon (DNSPM et Master), improvisation générative (prix obtenu à l’unanimité avec les félicitations du jury) et en pédagogie (DE), elle joue un violon Joël Klépal fait en 2013 à Paris et un violon baroque Friedrich Meinel fait en Allemagne en 1760.