• Hildegard von Bingen, Karl Amadeus Hartmann, Philippe Hersant, composition
  • Marianne Piketty, violon et direction
  • Olivier Fourés, Transcriptions & mise en espace et en mouvement
  • Maxence Cornu, création lumières

SYNOPSIS

C’est des monastères de Disibodenberg, Ruperstberg et Eibingen, que Hildegarde von Bingen appréhende le monde. Abbesse, médecin, écrivaine, musicienne, directrice d’enluminures, elle perce le mystère des plantes et du corps humain, des sons, des formes et des lumières, grâce, notamment aux nombreuses visions qu’elle a depuis l’enfance : « Simultanément je vois, j’entends, je sais, et presque d’un coup j’apprends ce que je sais. »

Le Concert Idéal, ensemble fondé par la violoniste Marianne Piketty, défend la transcendance artistique au travers de l’appréciation des différences, au delà des formes et références, et souhaite logiquement rendre hommage à la figure essentielle de l’émancipation culturelle que fut Hildegarde von Bingen, une figure des plus dynamiques et marquantes qu’ait connu l’Occident. L’ensemble cherchera à pénétrer son « âme » et ses « yeux extérieurs » en menant ses « voix » dans l’univers de l’orchestre à corde, afin de les laisser y résonner et s’y propager.

En miroir à cette musique « céleste », le « Concerto funèbre » pour violon de Karl Amadeus Hartmann, composé en 1939. Une composition qu’Hartmann dédie à son jeune fils âgé de 4 ans, et qui ne cache pas les plus sombres pressentiments sur la situation européenne contemporaine, tout en laissant une place cruciale au choral allemand « La Victime immortelle ».

Ces deux contextes visionnaires, ces deux appels contre l’aveuglement, sont les bases à partir desquelles le compositeur Philippe Hersant a élaboré « Une Vision d’Hildegarde » pour Le Concert Idéal.

Olivier Fourés, musicologue