• Irène Jacob, récit
  • Marianne Piketty, violon et direction
  • Laurent Corvaisier, illustrations
  • Le Concert Idéal
  • Carl Norac, création littéraire
  • Cécile Jacquemont, mise en scène

Vivaldi - Le Printemps : 2e mouvement

par Le Concert Idéal | Les Saisons

Vivaldi - Orage

par Le Concert Idéal | Les Saisons

Vivaldi - Hiver, 1er mouvement

par Le Concert Idéal | Les Saisons

Piazzolla - Verano

par Le Concert Idéal | Les Saisons

SYNOPSIS

C’est l’histoire de deux enfants perdus. Perdus depuis si longtemps qu’ils s’en souviennent à peine. Ils vivent au rythme des saisons où ils cheminent, saisons qui peu à peu aussi les traversent. Deux silhouettes d’enfants, au même moment, de deux côtés du monde : elle, citadine, perdue dans une forêt d’Europe, lui, garçon de la campagne, égaré dans le labyrinthe des rues de Buenos Aires.

Elle cherche dans cette forêt une ville invisible, désigne les arbres comme une foule, y voit un père caché. Lui arpente les rues, suit l’eau qui ruisselle, trace des signes sur les murs, recompose un paysage nu au milieu des gens pressés, des klaxons. Comme un berger qui accompagnerait les passants, partout, il les devancent.

Elle, lui, tous deux ont besoin parfois d’écrire, l’une en français, l’autre en espagnol, des messages. Peu à peu, chacun possède sa saison intérieure et en tire des pouvoirs. Ils se sentent alors capables de passer des lignes, lignes de temps ou d’espace.

D’abord, ce pouvoir leur apparaît à tous deux comme un jeu, un jeu pour oublier qu’ils sont seuls. Elle, en laissant des messages de feuilles ou en écrivant du bout des pieds dans les rivières, joue à la fée. Lui, en traçant ses mots partout s’amuse à choquer. Il monte sur les épaules des gens, fait voler des chapeaux, mendie à l’occasion, fait son cirque. Tous deux veulent prouver qu’ils existent.

De brefs instants, grâce à ces messages, ils se rejoignent par-delà l’océan, lisent ces mots déposés du bout des lèvres sur le fil des rivières, ou tracés sur des arbres, tagués sur des murs. Pour eux, être deux, n’avoir plus de limites, est un trésor.

Mais peu à peu les menaces montent pour eux : orage, incendie, puis tempête et froidure, balles perdues des chasseurs dans la forêt ou de tireurs isolés dans une ville en protestation. L’ivrogne évoqué par Vivaldi apparaît, des deux côtés de l’océan. Elle doit s’enfuir, se cacher dans les racines d’un arbre, lovée à la terre comme un tout petit enfant. Lui, comme un héros de Chaplin, et mêlé à une émeute, bousculé, arrêté par erreur. à ce moment, les deux enfants veulent s’échapper et passer pour de bon de l’autre côté. Faire de leur pouvoir une liberté.

Il est temps pour ces deux enfants perdus de franchir plus loin ces lignes d’espace et de temps et de se retrouver. Ils se regardent, ils ont grandi, ils sont prêts pour rire de tout et se moquer de tout le monde. Mais parfois, les saisons n’attendent pas. Mais déjà l’hiver les surprend. Dans la neige et le froid, l’un contre l’autre, ils s’enfuient. Leur conte paraît devoir se terminer tragiquement. Mais la force d’être ensemble, des expériences passées les font traverser cette épreuve. Au plus profond de l’hiver, ils incarnent intérieurement un printemps qui les sauve.

PRESSE

Le Monde.fr
…. Une effusion musicale, où crépitent comme au coin du feu, les âmes étourdies de Vivaldi et Piazzolla… superbement interprété…

Nous avons découvert avec stupéfaction le potentiel de ces musiciens…

Théatrorama
… Marianne Piketty nous emmène avec générosité, légèreté et virtuosité dans la fougue des musiques de Vivaldi et de Piazzolla qui se croisent, se repoussent comme pour mieux s’imbriquer…

Regardencoulisse.com
… On (re)découvre la musique des célèbres concertos de Vivaldi dans toute sa vérité et son ardeur humaniste sous le violon inspiré de Marianne Piketty et les nuances qu’y prend soin d’apporter le Concert Idéal. S’entremêlant et s’entrechoquant avec leurs ainées, les Quatre Saisons de Buenos Aires d’Astor Piazzolla, chargées de nostalgie et de la sensualité propres au tango finissent de faire chavirer les oreilles et parachèvent cette bulle d’émerveillement.