Chaque création naît d’un récit. Les œuvres ne sont pas simplement réunies dans un programme : elles dialoguent, se répondent et composent une véritable dramaturgie musicale. Le répertoire ancien rencontre la création contemporaine, les siècles se rapprochent, laissant apparaître ce qui les relie profondément : nos émotions, nos questionnements, nos élans.
Sur scène, cette dramaturgie prend corps. La lumière, l’espace et le mouvement prolongent l’interprétation et ouvrent d’autres chemins d’écoute. Rien n’est ajouté à la musique : tout part d’elle.
Ici, la musique ne s’enchaîne pas, elle raconte.
Ensemble à cordes à géométrie variable, Le Concert Idéal rassemble des personnalités musicales aux parcours multiples, venues de la musique ancienne comme de la création contemporaine, de la musique de chambre comme de l’orchestre ou du spectacle vivant. Cette diversité nourrit une même recherche : faire entendre autrement les œuvres et créer avec le public une relation sensible, immédiate et vivante.
De Vivaldi-Piazzolla, d’un rivage à l’autre à Sous l’Étoile, de L’Heure Bleue, nommé aux Victoires de la Musique Classique en 2021 à Sous l’étoile, de Vivaldi, l’âge d’or à Polyptyque, Le Concert Idéal invente ainsi des formes où l’exigence musicale rencontre la force du récit et de la scène.
Une musique en mouvement
Faire dialoguer Bach et aujourd’hui. Jouer debout. Se déplacer. Écouter autrement son partenaire. Penser la lumière comme une composante du concert. Faire entrer le public au cœur d’un récit.
Pour les musiciens du Concert Idéal, le mouvement n’est jamais un effet scénique : il transforme l’écoute, la présence et la manière de jouer ensemble.
C’est dans cet espace, entre interprétation, théâtre du son et expérience sensible, que s’invente la singularité du Concert Idéal.
De Bach à Piazzolla, de la diminution baroque à la création contemporaine, Marianne Piketty trace un parcours libre et transversal, entre engagements solistes, musique de chambre, direction d’ensemble et transmission.
Formée au CNSM de Paris puis à la Juilliard School de New York, auprès de figures majeures telles qu’Itzhak Perlman ou Yehudi Menuhin, elle s’inscrit dans une grande tradition du violon qu’elle prolonge aujourd’hui par une approche personnelle et résolument vivante.
En 2013, elle fonde Le Concert Idéal pour donner corps à une intuition qui traverse son parcours : la musique porte en elle des récits et le concert peut devenir l’espace où ils se révèlent pleinement.
Elle développe depuis une écriture scénique où les œuvres dialoguent, où la lumière, l’espace et le mouvement prolongent l’interprétation, et où les répertoires anciens et contemporains peuvent se répondre librement.
Professeure au CNSMD de Lyon, elle place également la transmission au cœur de son engagement.
Interprète, pédagogue et directrice artistique, Marianne Piketty défend une musique incarnée : une musique qui raconte, relie et continue de résonner bien après le concert.
Entretien avec Marianne Piketty
Votre projet avec Le Concert Idéal transforme le concert en expérience scénique. Pourquoi ce choix ?
J’ai toujours ressenti que la musique portait en elle des récits. Le concert traditionnel ne permet pas toujours de les faire émerger. La scène, elle, ouvre cet espace : elle prolonge l’interprétation, elle donne corps à la musique, elle permet de la vivre autrement.
Vous construisez chaque programme comme un parcours. Qu’est-ce que cela change ?
Les œuvres ne sont plus juxtaposées, elles s’organisent. Elles créent une dramaturgie. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui circule entre elles, les liens invisibles qui apparaissent et donnent du sens à l’ensemble.
Vous faites dialoguer des œuvres de toutes les époques. Qu’est-ce qui les relie ?
Les émotions. Elles traversent les siècles. Un compositeur baroque ou contemporain peut parler de la même chose — la perte, la joie, l’absence, l’espoir. Mon travail consiste à faire entendre ces résonances.
Quel rôle joue la mise en scène dans votre travail ?
Elle n’est pas décorative. Elle accompagne la musique, elle crée un cadre d’écoute. La lumière, l’espace, le mouvement permettent d’ouvrir la perception, d’entrer dans la musique de manière plus sensible.
Qu’aimeriez-vous que le public retienne ?
Qu’il ait vécu quelque chose. Pas seulement un concert, mais une expérience. Qu’il ait été touché, peut-être surpris. Et que la musique continue de résonner en lui après.
les musiciens
Violons
Altos
Violoncelles
Contrebasses
Théorbes
Clavecins
Équipe artistique
Directrice artistique : Marianne Piketty
Conseiller artistique : Olivier Fourés
Créateur lumière : Thomas Jacquemart
Bureau du Concert Idéal
Présidente : Béatrice de Reynal
Trésorier : Pascal Piketty
Administrateur : Clément Portal
